Mon, 03/14/2011

TORONTO, 15 mars – Le Tribunal canadien des droits de la personne a rejeté la cause déposée en 2007 par l’Assemblée des Premières Nations et la Société de soutien à l’enfance et à la famille du Canada (SSEFPNC). La Société de soutien et l’APN alléguaient que le gouvernement fédéral, tel que représenté par le ministre des Affaires Indiennes et du Nord (AINC), discriminait les enfants des Premières Nations, sur la base de la race, en fournissant de moindres services de protection de l’enfance sur réserve.

La décision de la présidente du Tribunal canadien des droits de la personne, Shirish Chotalia, suggère que le gouvernement fédéral peut offrir des niveaux de services différents et inéquitables aux enfants des Premières Nations, à condition de le faire de façon égale pour tous les enfants des Premières Nations vivant sur réserve. La présidente du Tribunal a noté que les services qu’offre AINC aux enfants des Premières Nations en Ontario ne peuvent être comparés aux services offerts par la province aux enfants vivant hors réserve, car il s’agit de fournisseurs de services différents et que les bénéficiaires ne sont pas les mêmes.

« Je suis attristé par la décision du Tribunal, » a déclaré Irwin Elman, Intervenant provincial de l’Ontario en faveur des enfants et des jeunes. La Vérité et la Réconciliation ne peuvent être entamées que lorsque la discrimination systémique sera remise en question et portée à la lumière du jour. Nous avons perdu une occasion en or aujourd’hui. Les droits humains des enfants des Premières Nations ont été placés en second lieu selon le Tribunal et cela représente une perte pour nous tous qui sommes impliqués dans le travail de défense des intérêts des enfants et de leurs droits ».

« Ici, au Canada, 8 générations d’enfants des Premières Nations se sont vus refuser le droit d’être traités de façon équitable en raison du système de pensionnats indiens et maintenant, en raison du défaut de financement d’AINC en matière de protection de l’enfance des Premières Nations. Il est inacceptable, à mon sens, à titre d’Intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes de l’Ontario, de permettre un système à deux vitesses d’exister entre la province et le gouvernement fédéral ».

« Mon bureau a appuyé la campagne « Soyez un témoin » de la SSEFPN en 2009, et nous avons suivi la cause bien avant le Tribunal canadien des droits de la personne » a déclaré Irwin Elman. « Nous allons persister et continuer à être témoin, si l’APN et la SSEFPN font appel de la décision. Nous allons redoubler les efforts pour encourager les autres Canadiens et Canadiennes à faire de même. Nous allons continuer à travailler avec les enfants des Premières Nations et leurs communautés, ainsi qu’avec les autres défenseurs de leurs intérêts, pour trouver une voie qui mènera à la réconciliation et en faire une réalité dans notre province ».

category:  general news fnwitness