Réflexions à titre de témoin

13 au 15 février 2012: révision judiciaire de la Cour fédérale

 

14 mars 2011: Réflexions sur la décision de la Présidente Chotalia du Tribunal de rejeter la plainte

La décision du Tribunal canadien des droits de la personne de rejeter l'allégation à l’effet que le ministre des affaires indiennes et du Nord s'est rendu coupable de discrimination raciale contre les enfants des Premières Nations est un choc énorme pour tous ceux qui connaissent l'histoire de mauvais traitements infligés à des collectivités autochtones au CanadaLire la suite

Défense pour les Enfants Internations réfléchit sur la décision de la Présidente Chotalia du Tribunal de rejeter la plainte

 

7 mars 2011: audience d’APTN en Cour fédérale

Je suis une étudiante dans le cours d'études autochtones à l'école secondaire St. Pius X. J'ai assisté à une partie du tribunal des droits autochtones le 7 mars 2011. Quand nous sommes entrés avec nos chandails et nos macarons, c’était comme si nous étions là pour soutenir ceux qui ne pouvaient pas être là. C'était un sentiment incroyable, parce que nous étions en mesure d'aider les autres à réaliser, même les jeunes générations, qu’un changement s'impose... Lire la suite

Jennifer

 

Les gens disent toujours qu'il y a deux côtés à un argument : celui qui a raison et celui qui a tort.

Mais à l'audience du Tribunal, j'ai entendu seulement un côté de l'argument, du côté des autochtones qui ont BESOIN de notre aide.

Si le gouvernement ne fait rien pour soutenir et aider ces gens, ce serait aller à l’encontre de l'enseignement de l'humilité par le Grand-Père, qui signifie de qui mettre les autres avant soi-même. C'est de la discrimination contre ces personnes, si le gouvernement ne fait rien ; une personne est une personne... Lire la suite

Morgan

 

À la cour, j'ai ressenti un fort sentiment d'irrespect impitoyable envers les Autochtones. Il est difficile de croire ce qu'ils ont vécu et toujours se faire traiter comme des ordures. Je ne peux qu'espérer que les choses enfin changeront pour le mieux. J'ai récemment découvert dans les dernières années qu'il y avait eu des excuses du gouvernement du Canada aux Autochtones. Cela me tue de voir que le gouvernement a pris plus de vingt ans pour s’excuser. Leur silence a duré trop longtemps. En m’impliquant en prenant la parole, je suis fière - fière de pouvoir aider ceux qui ont perdu leurs vies.

Toutes les blessures et la douleur que les autochtones ont traversés me rendent vraiment reconnaissante pour la vie que j’ai mais il me fait mal de savoir que d'autres ne sont pas aussi privilégiés que moi ou d'autres. Les Autochtones devraient avoir la chance de vivre une vie remplie, et c'est très triste de savoir que beaucoup n’ont pas cette chance.

Lindsey, étudiante au niveau secondaire, Ottawa, ON

 

Les peuples autochtones contribuent également comme citoyens dans notre société. Cette question de l'inégalité des droits et libertés des Autochtones ne doit pas être ignorée, car il s'agit d'une affaire extrêmement grave. Nous devons éduquer la génération d’aujourd'hui sur que ce qui s'est passé pendant les pensionnats car c’est encore vivant dans le cœur et l'âme des peuples autochtones. Ce genre de chose ne disparaît pas dans le vent ne s’oublie pas. Cela affecte leur vie... Lire la suite

Lauretana, étudiante au niveau secondaire, Ottawa, ON

 

Les peuples autochtones contribuent également comme citoyens dans notre société. Cette question de l'inégalité des droits et libertés des Autochtones ne doit pas être ignorée, car il s'agit d'une affaire extrêmement grave. Nous devons éduquer la génération d’aujourd'hui sur que ce qui s'est passé pendant les pensionnats car c’est encore vivant dans le cœur et l'âme des peuples autochtones. Ce genre de chose ne disparaît pas dans le vent ne s’oublie pas. Cela affecte leur vie.

Il est injuste qu'ils vivent sans avoir leurs besoins humains fondamentaux, a rencontré, quand en comparaison, nous avons tellement de choses. À l'audience, le procureur a raison de dire que c'est une violation des droits. Ils ont le droit à la sécurité et à être au courant de la lutte pour leurs droits. Le gouvernement prend ce qui semble être un en arrière position sur cette question. Ils devront appuyer la lutte pour les droits des autochtones car ils osent dire que nous sommes une société d'égaux ; ce n'est clairement pas le cas.

Leslie, étudiante au secondaire, Ottawa, Ontario

 

2-3 juin 2010: le Tribunal entend la motion du Canada de rejeter pour des technicités légales

J'ai assisté aux audiences dans la matinée des deux jours. Ma perception globale est que le Canada n'a aucune plateforme pour se tenir debout et il y avait des contradictions. J'ai remarqué que Canada faisait juste traîner le sujet. Je suis resté en supposant que le Canada n'a aucune justification pour s’exempter de ses responsabilités. Je tiens à dire que quand j'ai commencé le processus pour « être un témoin », j'ai appris seulement un côté de l'histoire... celui des enfants des Premières Nations. Après avoir assisté à deux jours d’audiences au Tribunal, je me rends compte qu'il n'y a aucun autre côté de l'histoire.

Shannara Nafe, élève d’Elizabeth Wyn Wood, 2 et 3 juin 2010, Ottawa

 

J'ai assisté au Tribunal pour être témoin de quelque chose qui est intéressant pour l'ensemble de la communauté, pas seulement pour moi ou pour eux. Une partie de moi se sentait en colère car les avocats de l'APN et de la SSEFPNC doivent défendre leur cause sans garantie que la preuve sera entendue. La bureaucratie (Canada) a tenté d’approcher cette tragédie humaine avec une indifférence stérile, comme si ce n'était pas du tout une affaire de droits de l'homme, mais une procédure obscure, juridique qui n'a aucune relation directe avec les communautés si atteintes.

Abdurrahman Mujber, élève d’Elizabeth Wyn Wood, 3 juin 2010, Ottawa

 

Je suis allé à l'audience du Tribunal, parce que j'ai réalisé que ce qui se passe n'est pas correct c’est encore de l’assimilation. Ma présence démontre ma préoccupation et cela démontre que les jeunes sont préoccupés et intéressés. L'avocat du gouvernement a tout simplement détourné la question. Il a dit tant de choses inutiles qui ne valaient pas la peine d'être dites. J'ai senti qu'il cherchait à tromper en quelque sorte les gens en leur faisant croire que cela ne les regarde pas. Fondamentalement, j'ai senti qu'il essayait de sortir le Canada du pétrin et cela n’est pas correct.

Jon Dundas, élève d’Elizabeth Wyn Wood, 2 juin 2010, Ottawa

 

Trois heures de blabla inutile de l'avocat du gouvernement fédéral. Je regarde leur tentative de reformuler la même phrase encore et encore et ça m’a rendue furieuse. Je crois que la Présidente était un peu mal à l'aise aussi. Au moins 100 personnes étaient là en soutenant les enfants des Premières Nations. Pourquoi le gouvernement pense-t-il avoir une cause? Cela me dépasse. Le Canada doit prendre au sérieux ce sujet et se rendre compte que la discrimination ne passera plus inaperçue et ne sera plus soutenue!

Aimee Brake, élève d’Elizabeth Wyn Wood, 2 juin 2010, Ottawa

 

J'ai assisté au tribunal pour soutenir les enfants des Premières Nations dans la bataille sur le financement de la protection de l’enfance, ou plutôt, sur le sous-financement. Alors que j'étais présente à la première des deux journées du tribunal, l'avocat canadien commençait à me fatiguer. Il avait une voix monotone, il semblait donc désintéressé de l'affaire et des enfants eux-mêmes. Il s'est fait paraître très « ennuyeux », comme s'il faisait simplement son travail et c'est tout ! J'ai eu de la difficulté à déchiffrer ce qu'il a essayé de nous faire voir exactement car il a utilisé de nombreux termes juridiques que pas tout le monde dans la salle comprenait complètement. Il a lui-même très mal présenté son argument. Cela me semblait presque comme s’il pourrait tentait d'échapper à la responsabilité. Pour lui, il s'agissait « juste d’un autre cas» mais pour certains, y compris les élèves de Elizabeth Wyn Wood, c'était une question de vie. C'était le début de ce que pourrait être une percée dans la société.

Carlie Cassell, élève d’Elizabeth Wyn Wood, 2 juin 2010, Ottawa

 

23 février 2010: le Canada contre-interroge Cindy Blackstock, PhD., dans une tentative de faire rejeter la cause

Le 23 février 2010, j'ai été témoin de la défense de Cindy Blackstock pour les enfants des Premières Nations dans le système de protection des enfants au Canada. L'expérience a été très émouvante. Écouter l'avocat qui représentait le Canada m’a fait sentir comme s’il s’en balançait royalement. Ses questions ont tourné autour de qui est Cindy et de ce qu'elle fait. Je sentais que son contre-interrogatoire ne menait à rien de productif. J'espère vraiment que Cindy gagne et le Tribunal soit autorisé à poursuivre son travail. J'espère que les enfants des Premières Nations obtiennent ce qu'ils ont besoin et méritent. Cindy connaît vraiment son affaire et elle marque fortement ses points. Une chose qui aiderait grandement serait l’implication du public pour que le gouvernement écoute.

Sam Wells, étudiant du secondaire, école Elizabeth Wyn Wood, Ottawa

 

Après des heures d’interrogation de Cindy par M.Taylor avec des questions inutiles qui n'ont rien à voir avec les problèmes à traiter, Cindy a gardé son sang-froid et a répondu à toutes ses questions calmement et soigneusement. Elle n'a rien à cacher. Elle sait bien plus que M. Taylor lui-même. Je trouve ça amusant. Le gouvernement veut une excuse pour faire rejeter le Tribunal. Eh bien ils ne vont pas l’avoir par Cindy. Cindy connaît son affaire, je suis assise ici et je suis submergée dans ses connaissances, je me rends compte combien elle est futée. Maintenant, pourquoi le gouvernement ne fait-il pas simplement la bonne chose ?

...Plus de vingt minutes se sont écoulées et il y a encore plus de questions inutiles, Cindy leur répond toujours parfaitement tout en tenant une plume de bébé aigle et du tabac que nous lui avons donné, nous, les étudiants d’Elizabeth Wyn Wood. L’avocat du Canada, M. Taylor, doit soumettre une bonne raison pour que le Tribunal soit rejeté et il n'y a vraiment aucune raison excepté le fait que le gouvernement a peur et ne veut pas que justice soit rendue... Il n'est pas étonnant que le gouvernement ne veuille pas que cela soit public. C'est assez embarrassant et triste de penser que notre gouvernement cherche à sortir de sa responsabilité de fournir la même qualité de services aux enfants des Premières Nations dans le système de protection d'enfant qu'aux enfants non autochtones. Je suis une étudiante et je suis consciente et je vais m'assurer que les autres jeunes sont au courant. Cindy prend la parole pour les autres qui ne parlent pas et c'est incroyable. Donc je vais parler pour les autres qui ne peuvent être ici aujourd'hui et m’assurer qu'ils soient au courant.

Summer Bisson, étudiante à l’école alternative Elizabeth Wyn Wood, Ottawa