Ours témoins

Témoins: à la rencontre des oursons Spirit, Era, Cedar et Memengwe
 
L’ourson Spirit a été remis en cadeau à la Société de soutien par les services à la famille de Carrier-Sekani en 2008. Il a participé à toutes les audiences du Tribunal canadien des droits de la personne portant sur la cause en matière de protection de l’enfance des Premières Nations.
 
L'affaire a débuté en 2007, lorsque la Société de soutien et de l'Assemblée des Premières Nations ont déposé une plainte en matière de droits de la personne, alléguant que les services que fournit le gouvernement canadien aux enfants et aux familles des Premières Nations sont discriminatoires sur la base de la race et de l'origine ethnique nationale, donc en violation de la Loi canadienne sur les droits de la personne. L’ourson Spirit a « été témoin » de l'affaire en assistant aux audiences et en écoutant raconter l'expérience des enfants, des adolescents et des adultes qui ont également assisté aux audiences.
 
L’ourson Era s’est joint à la Société de soutien en 2013, sept ans après le dépôt de la plainte. Selon les traditions des Premières Nations, une période de sept années marque le début d’une nouvelle génération. Ainsi, l’ourson Era s’est joint à l’ourson Spirit pour être témoin des procédures.
 
Pour s’assurer que les oursons Spirit et Era soient à leur meilleur pour les arguments de clôture de la cause, la compagnie Red Cedar Gifts leur a confectionné des vêtements traditionnels qu’ils portent fièrement.
 
Au fil des ans, les oursons Spirit et Era ont eu l'honneur de rencontrer de nombreuses personnes compatissantes. L’ourson Spirit a participé à la cérémonie de clôture de la Commission de vérité et de réconciliation et il a été heureux de constater que la protection de l'enfance était une priorité absolue de la CVR dans ses appels à l'action.
 
En avril 2016, Spirit et Era se sont réunis avec deux membres de leur famille de la Colombie-Britannique: Cedar et Memengwe. Cedar porte son nom pour rendre hommage à son territoire d'origine, et Memengwe, qui signifie papillon dans la langue algonquienne, a été donnée son nom par des jeunes de l'école Pierre Elliott Trudeau à Gatineau, Québec.